L’impression des billets de banque.

A l’exception d’un certain nombre de billets de guerre et du Trésor, tout le papier-monnaie belge émis depuis 1851 l’a été par la Banque de Belgique.
Le papier à billets qu’elle achète n’est pas fait de fibres de bois mais de fibres de coton.
On peut le remarquer en le chiffonnant légèrement, le billet émet un son sec et craquant.
Lorsqu’on le regarde par transparence, on voit apparaître un portrait dans la zone blanche.
C’est le filigrane, que le fabricant de papier a modelé dans le papier alors que celui-ci était encore humide.
Le fil de sécurité est lui aussi intégré au billet par le papetier.
Avant toute impression, le papier à billet dispose, avec le filigrane et le fil métallique, de deux éléments de sécurité importants.
Outre le papier, l’imprimeur a besoin d’une autre matière première : les encres.
Le billet recourt à de nombreuses encres particulières qui, combinées au dessin, lui confèrent sa spécificité.
Ces encres restent stables et résistent à la chaleur, à la lumière et à l’humidité.
A partir de 1992, la Banque nationale a utilisé pour les coupures élevées des encres à variation optique qui apparaissent de couleurs différentes en fonction de l’angle de vision.
 
 
Technique d’impression.
 
Tout commence par le travail de création de dessinateurs et de graveurs, dont le nom figure sur les billets belges après les mots " INV " (celui ou celle qui l’a inventé ) pour le dessinateur et de " SCULP " ( celui ou celle qui l’a gravé ) pour le graveur.
Une fois le travail de ces artistes effectué, différentes techniques d’impression sont mises en oeuvre.
Le fond coloré est imprimé par une technique offset utilisée seulement par les imprimeurs de sécurité.
Il ne s’agit pas de quadrichromie mais d’une impression très précise d’une combinaison de dessins faits de lignes et d’aplats.
Chaque couleur a son encre ; on en compte jusque une vingtaine par billet.
L’impression en taille-douce ou en creux permet notamment l’impression du portrait et d’autres motifs du recto.
L’impression en taille-douce se fait au départ de plaques métalliques gravées à la main ou par morsure chimique.
La plaque métallique est gravée en creux. Elle est encrée puis essuyée : il reste seulement de l’encre dans la gravure.
La plaque est ensuite pressée fortement sur le papier, de sorte que celui-ci pénètre dans les rainures de la plaque.
Le résultat présente un relief sensible au toucher.
L’encre optiquement variable est imprimée en sérigraphie.
Pour les numéros, on fait usage de la typographie, la bonne vieille technique de Gutenberg pour l’impression des livres, assistée de l’informatique.
Enfin, les billets sont coupés et chacun voit sa qualité contrôlée.
Ils sont alors conditionnés en liasses. Ils sont prêts à être mis en circulation.
 
 
 

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